Si j'avais tenu un journal intime, c'est probablement ainsi qu'il eut été...
(mes ptis poèmes,des fotos de famille, amis, collegues et de Darwin mon bulldog americain ...
egalement pas mal d'autres photos et videos sur le blog de Darwin
http://darwintheboul am.skyrock.com.)
dis moi dis moi si tu préfères tout laisser, aller sans te retourner dis le si tu préfères partir peut être t'enfuir et me laisser souffrir
j'ai chaud j'ai froid je suis en apnée
dis le moi dis le moi même si tu me laisses accablée même si tu me laisses apeurée même si tu me laisse désolée desespérée
dis le continue de parler ne t'arrete jamais même si me vois m'affaisser à chacun des mots que tu m'assènes dis le dis le et achève moi de tes phrases que j'entend sans les comprendre dis moi même si autour tout s'effondre ne prête pas attention à ma tête affolée qui heurte les murs à ma raison égarée qui tente de s'enfuir à mon corps saccadé se tordant de douleur
j'ai chaud j'ai froid je suis en apnée
je crois que je n'ai plus de jambes plus de tête plus d'envellope charnelle j'avais des poings qui se crispaient pour agripper du vide, pensant te retenir et tu glissais entre mes mains comme du sable trop fin comme de l'eau trop limpide comme un nuage inaccessible
dis le dis le dis le ignore ce torrent transparent qui jaillit de mes yeux dis le dis le oublie ce fleuve rouge qui surgit comme un fou de mes poignets lacérés dis le en faisant abstraction de mon visage livide privé d'oxygène de mes poings qui se desserrent lentement de mon coeur qui donne son dernier battement de mon corps qui s'effondre lourdement
mon fidèle commentateur ! j'ai cru t'avoir perdu au gré du vent, au détour d'une ruelle, derriere un nuage gris, dans un tourbillon de feuilles mortes, dans une éclipse de soleil et de lune, dans une bouteille jetée en mer, aux caprices des saisons, dans la brume du matin, dans la fraicheur sombre du soir
...merci de te souvenir de ces artichauds, qui ont tjs une saveur particulière !