loin de toi
ma famille mon ami mon support
mon quotidien
once de ma vie
paradoxe quand on sait que j'ai voulu m'isoler
depuis toujours j'ai ce cri de décespoir au fond de moi
que je n'ai jamais su t'exprimer
oh mon dieu, je n'arrive toujours pas à te parler
comment j'ai su tout gacher
je ne saurais probablement l'expliquer
pourtant je n'ai que ce que j'ai mérité
voire même ce que je souhaitais
pourquoi j'ai toujours besoin de m'infliger
des souffrances des destructions des complications
à présent que tout s'écroule
saurais je rebondir
j'ai toujours dit que tout cela nous forge, nous endurcit
alors pourquoi suis je si seule, si paumée, si angoissée ...
quand je me relis je dois tout corriger
je vois une suite d'idées-pulsions
inintelligibles, sorties comme en transe
je fais tout pour rester impassible
de sorte que l'on me croit insensible
ne croit pas que j'ai passé tout ce temps
que je ne veux plus dénombrer
ne crois pas que j'ai passé tout ce temps insensible
ne crois pas, loin de là
cet éloignement
cette solitude souhaitée
je les vis comme un abandon
j'avais besoin d'un échellonement
putin je déteste l'idée que mes propos puissent paraitre égoistes
je n'ai que mes mots tapés fébrilement
pour ne pas exploser
je n'ai jamais su traduire mes maux autrement
souvent tu as voulu m'écouter
me faire extérioriser
aujourdhui je ne suis même plus sûre
qui tu viennes lire mes propos éplorés
les mots inavouables, imprononçables
que j'avais au fond de moi
aujourdhui il me semble que cétait
laisse moi le temps, attend moi
je sais cest lamentable
je n'ai pas le droit
de demander quoi que ce soit
d'oser espérer cela
parfois j'ai quand même envie
que tu me rassures
ou que tu me consoles
et quand je crie ce n'est pas de la colère
mais de l'angoisse et de la souffrance
comme qui dirait un appel au secours
mais je sais que je n'ai pas le droit
car je n'ai pas été là pour toi
mais je t'en prie crois moi
je n'suis pas aussi forte que ça
et que j'ai l'impression
qu'on me vole une partie de moi



